L’autre jour, un dirigeant me confia, presque en s’excusant : « Je me sens seul. Mais je n’ai pas vraiment le droit de m’en plaindre : c’est le métier qui veut cela. » Il attendait peut-être que je le rassure. Que je lui rappelle qu’il avait autour de lui un comité de direction, des associés, des pairs, une famille. Je ne l’ai pas fait. Parce que nous traitons presque toujours la solitude du dirigeant comme un symptôme. Une situation anormale qu’il faudrait faire disparaître